Boarding House Reach : un OVNI musical

Pour son troisième album solo, l’ex-White Stripes a dévoilé le 23 mars dernier Boarding House Reach, un album aux sonorités surprenantes. S’il avait déjà sorti des morceaux tels que le puissant Connected by love ou encore le groovy Corporation laissant présager un avant-goût de ce qui allait paraître, on découvre que le rendu final réserve bel et bien des surprises.

 

 

Un changement de sonorités payant

Pour ce nouvel album, Jack White s’est entouré de 13 musiciens dont certains viennent du jazz ou encore du hip-hop, des univers jusque-là très peu utilisés par le chanteur plutôt influencé par le rock et le blues. Le pari est plutôt réussi avec des mélodies recherchées et une harmonisation des symphonies qui convaincront, à minima sur un titre, les aficionados des divers courants musicaux. Si cependant l’esprit rock reste présent, on note qu’avec ce changement d’horizon, White entérine pour le moment l’espoir de se voir reformer les White Stripes, groupe formé avec sa sœur et séparé en 2011. En effet, le duo plutôt adepte des riffs tranchants se limitait aux fondamentaux du rock malgré tout très efficaces.

 

Si ces morceaux sont très loin de ce que l’on a l’habitude d’entendre généralement, faut-il pour autant le blâmer de vouloir s’essayer à de nouvelles tendances ? À l’heure où certains jouent la carte de la normalité en reprenant les thèmes qui ont fait vendre les albums précédents, le musicien de 42 ans prend le risque de se mettre les fans de ses deux premiers albums à dos, mais le pari s’avère payant !

 

Un esprit nostalgique

Ce renouvellement peut surprendre quand on sait que l’homme est amateur des méthodes « à l’ancienne ». Nostalgique et farouchement opposé à ce qu’est devenue l’industrie musicale, c’est dans cet esprit qu’il a enregistré son dernier album : dans son appartement de Nashville avec du vieux matériel d’enregistrement.

 

 

Passage en France

À noter que Jack White sera de passage à l’Olympia les 3 et 4 juillet prochains ainsi qu’au Festival Beauregard, mais inutile de songer à y emmener votre téléphone portable, le chanteur interdit formellement tout appareil permettant de prendre des photos, des vidéos ou d’enregistrer du son lors de ses concerts. Un combat contre l’ère moderne et un encouragement à vivre l’instant présent.

 

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