[ÉPISODE #1] Développement personnel

Lire 1 livre par semaine : c’est possible. Cet article marque le début d’une série littéraire mensuelle, avec une thématique pour chaque épisode. L’objectif ? Vous conseiller les meilleurs livres, vous proposer un regard critique sur la littérature et vous apporter le goût de la lecture.

Chaque épisode est à retrouver une fois par mois sur Actu and Co.

 

Quoi de mieux que de débuter cette série avec 4 livres sur le développement personnel, parce que mine de rien, l’épanouissement personnel c’est primordial.

 

 

« L’homme qui voulait être heureux » de Laurent Gounelle. Publié en 2008, traduit en 25 langues et n°1 des ventes en France, est un best-seller relatant la vie d’un homme complètement insatisfait de sa propre vie par les barrières qu’il s’est posées lui-même, et sans s’en rendre compte. L’histoire c’est celle de Julian qui se voit n’aller nulle part, il est un homme qui ne veut plus d’une vie sans objectif, sans responsabilités, sans valeur, sans morale ni passion. Il ne se supporte plus, et fini par se lasser de lui-même, sa vie est redondante et il n’éprouve plus rien pour tout. Alors qu’il décide de partir à Bali afin de rencontrer ce qu’on peut appeler un guérisseur des âmes, ce dernier finira par devenir une sorte de « routinologue » personnel qui ne cesse de démontrer que la vie de chacun se construit entièrement par nos réalités mentales. Gounelle expose le pouvoir du psychique sur notre destin, autrement dit : ce que l’on croit peut devenir réalité : « Chacun de nous porte en lui une constellation de croyances. Elles sont innombrables et dirigent notre vie ». On comprend alors que rien n’est fatal et que nous sommes tous les maîtres de notre destin, comme « les capitaines de notre âme ». C’est un peu l’aventure philosophique d’un personnage qu’on voit se confier, s’interroger, se tester, et même développer sa motivation et sa confiance en soi. Et c’est à travers ce dernier que l’auteur nous prouve que rien ne nous empêche de faire ce que nous voulons, mais que dans la vie, on a rien sans rien, mais que l’effort est indispensable au processus. Alors, croyons en des choses positives que l’on peut devenir comme Julian jusqu’à trouver un appétit et une douce saveur de vie.

 

 

« Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » de Raphaelle Giordano est une perle en matière de bon temps grâce à une artiste tant passionnée par les mots et les concepts que par la psychologie. Ce livre nous offre alors une démarche obstinément innovante du développement personnel. Également romancé mais pourtant bien différent de ce que nous propose Gounelle, Giordano est restée 62 semaines consécutives à la deuxième place des ventes nationales dans le palmarès des livres proposé par L’Obs et a dépassé en septembre 2017 le million d’exemplaires vendus. Sans leçon de morale, ce livre est simplement une bouffée d’oxygène. Ici encore, il est question de routinologue et de quête de sens d’une vie percé par des exercices auxquels même le lecteur peut se prêter. Cette œuvre tend sincèrement à questionner tous les aspects de la vie : nos relations, nos passions, notre travail, nos objectifs, nos désirs. Un de ces exercices m’a particulièrement marqué : écrire sur une feuille ce que nous voulons, et ce que nous ne voulons pas, ou plus. Grâce à ce dernier, d’une certaine manière, le personnage à retrouver une forme d’intégrité nécessaire envers elle-même, et nous intégrons alors qu’il n’est pas utile de faire des choses faciles, mais qu’il faut faire les choses bien. Ces exercices sont à la fois créatifs et remplis de sens : ils sont un simple façonnage de notre destin incluant la plupart des aspects de la vie quotidienne : la vie de famille, de mère, de femme, professionnelle, intime, dont nous devrons tous entreprendre.

 

 

L’un des plus gros problèmes de l’existence est le manque de confiance, surtout en soi. Il est rassurant d’être motivé et soutenu par notre entourage, mais à quoi bon faire les choses pour les autres ? Chez certaines personnes il est tellement facile de se sentir perdu et dépassé par des pensées nocives jusqu’à perdre pied. On peut alors se reposer l’esprit avec « Je pense trop » de Christel Petitcollin, formatrice en communication et en développement personnel qui nous explique comment « canaliser ce mental envahissant » grâce à ce premier tome d’une série de 3 livres. Ces derniers s’adressent à tous ceux qui se plaignent de trop penser, se focalisant très souvent sur des éléments qui ne sont que de simples détails pour d’autres, à ceux qui veulent simplement débrancher. Découpé en trois parties, si on ne se sent pas concerné par quelques propos, on peut alors sauter des chapitres qui ne nous concernent pas. D’une pédagogie hors pair nous apprenons même sur notre cerveau : l’hémisphère gauche est associé à la logique, au langage et à la pensée analytique, tandis que l’hémisphère droit manœuvre aisément d’une façon synthétique et excelle dans tout ce qui est visuel, spatial, et fonctionne souvent par l’intuition. Le livre traite également des différentes caractéristiques ancrées dans notre identité telles que l’hypersensibilité, la susceptibilité, la curiosité, l’imagination débordante, la persévérance, le doute, la peur, l’échec et bien d’autres encore.  Tous ne dépeignent pas entièrement notre personnalité, mais certains nous caractérisent réellement. Alors, l’auteur nous donne quelques éléments afin d’apprivoiser ces aspects qui tendent à nous déterminer, et qui sont finalement ancrés dans notre nature. On s’habitue alors véritablement à mieux penser selon notre profil, notre système de valeur, à faire la différence entre pensée et illusion, à vivre avec notre authenticité et nos propres émotions.

 

 

Enfin, prenez le temps de dévorer l’œuvre de Douglas Kennedy « Toutes ces grandes questions sans réponses » où il tente de répondre à six questions, qui deviendront six chapitres : Le bonheur n’est-il fait que de moments ? Le piège le plus hermétique n’est-il pas celui dans lequel nous enfermons nous-mêmes ? Réécrire notre histoire la rend-elle plus supportable ? La tragédie est-elle le prix à payer pour notre existence ? Pourquoi le pardon est-il malheureusement la seule et unique option ? Dans la vie comme dans le patinage, tout n’est-il pas toujours qu’une question d’équilibre ? Incorporé dans une biographie, Kennedy s’use à répondre le plus objectivement, et le plus humainement possible à toutes ces questions sans réelles explications d’un point vu très philosophique et narratif.  Pour ce faire, il va jusqu’à s’appuyer sur des références d’auteurs, de philosophes et de concepts. À travers le désordre de sa vie, il nous fait appréhender que ce qui nous arrive est finalement ce que nous avons demandé à l’instar du vieux proverbe « on récolte ce que l’on sème ». L’auteur n’hésite pas à nous rappeler que même s’il y’ a énormément de raison de nous lamenter, la vie nous rattrapera toujours par des bonheurs simples.  « Si nous ne sommes pas responsables du bonheur des autres, nous sommes en revanche seul et unique auteur du nôtre et qu’il n’est pas résolu de croire entièrement en nos actes comme déterminants de nos vies étant donné que le hasard à étrangement une place remarquable dans notre existence et que par ailleurs nous vivons et allons vivre encore tellement de choses. C’est grâce à sa manière de raconter le destin, le bonheur et le pardon à mi-chemin entre un essai et une autobiographie qu’on se plonge dans la philosophie de vie de Douglas Kennedy jusqu’à relativiser et méditer le plus sincèrement et profondément possible sur la vie et sur la mort.

 

Ces résumés qui ne traduisent que brièvement les grandes lignes de ces œuvres nous prouvent réellement que notre vie est un livre, et que nous en sommes l’auteur. Elle se forme par nos choix nous faisant alors vivre des expériences, de par nos rencontres, nos liens sociaux, nos passions, nos valeurs. Personne n’a le don de changer ce qui a déjà été fait, néanmoins nous avons toujours le choix de changer l’avenir tout en suivant les lois du hasard ou du destin. Libre à chacun de croire en ce qu’il veut, de faire ce qu’il veut, l’important est et sera toujours de réaliser ses rêves, de tout mettre en œuvre afin d’accomplir ses objectifs et de croire en soi. Et rien ne sert de se lamenter sur l’injustice du sort. Il suffit parfois de pousser le battant de l’issue de secours et un univers de possibilité s’ouvre devant soi. Le tout est d’y croire, et de se donner les moyens, constamment, et alors les choses auxquelles nous aspirons arriveront jusqu’à nous.

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