Rencontre entre insoumis du Maine Et Loire

Un an après l’annonce de sa candidature à la présidentielle de 2017, Jean Luc Mélenchon et son mouvement « la  France insoumise » comptent plus de 240000 soutiens sur le site  www.jlm2017 . Dans le Maine et Loire, c’est « 300 personnes actuellement »qui se mobilisent et militent pour leur candidat et son programme, l’avenir en commun. Ils étaient un peu moins d’une centaine à se réunir ce samedi 11 février dans une salle à St-Barthelemy d’Anjou. 

 

Le but de cette rencontre ?

Ceux qui se présentent comme appartenant à un mouvement « citoyen, qui se base sur des groupes d’appui », prônant ainsi démocratie participative, horizontale, sans les appareils politiques et « les magouilles » n’ont pas pu échapper à la traditionnelle conférence de presse pour présenter leurs candidats aux législatives. Après celle-ci, les militants encore présents se sont regroupés par tables thématiques. Cet exercice a ainsi permis le débat et l’apprentissage d’un des thèmes parmi les sept principaux qui composent l’ «Avenir en Commun». Celui ci, véritable succès en librairie (1er livre politique offert à Noël) est « construit par des citoyens et est issu d’un travail de fond énorme », explique France Moreau. Notons qu’il est aussi régulièrement enrichi grâce à la contribution d’experts et à la rédaction puis la publication de livrets thématiques. Bref, de nouveaux éléments pour se réunir prochainement …

Qui sont ces candidats ?

 

Issus des assemblées de circonscriptions, la composition des binômes, désignés par les militants et qui ont signé la charte anti-corruption, ont été envoyés au Comité électoral de la France Insoumise. Selon un rapport de ce dernier, d’un point de vue national, la moyenne d’âge des candidats est de 43 ans, 72% d’entre eux sont engagés dans une association et 53 % sont non encartés dans un parti. C’est la même « jeunesse politique » que l’on observe parmi les candidats insoumis du Maine et Loire. En effet, très peu de ceux qui souhaitent « remettre l’humain au cœur de l’action et redonner la parole au peuple souverain. » aussi bien sur des dossiers locaux (espaces cultivés partagés en ville, Bio, NDDL) et Nationaux, sont encartés ou on déjà été candidats sur d’autres élections. Ils devront tous, cependant, affronter le PCF qui a apporté son soutien pour les élections présidentielles mais qui présente ses candidats aux législatives. Ne voulant plus entrer « dans ces petites magouilles » selon Elisabeth Allain, les insoumis devront aussi faire face aux fidèles de Benoît Hamon. Car si des points de convergences existent entre son programme et l’avenir en commun sur des dossiers tels que l’abrogation de la Loi El Khomry ou encore sur l’aéroport de NDDL, certains points de divergences empêchent une alliance . Les soutiens de J-L.Mélenchon voient en effet en B.Hamon un candidat « pris entre 2 feux :D’un coté son aile gauche, de l’autre les éléphants du PS » et relèvent certaines contradictions, comme l’investiture de Madame El Khomry dans la 18ème circonscription parisienne alors que le candidat PS fait de l’abrogation de sa loi un cheval de bataille. France Moreau insiste, elle, sur la position pro européenne de Benoît Hamon qui, selon elle, serait en inadéquation avec son programme :  « Comment pourrait-il mettre en place son programme sans un réaménagement des traités européens ? » Ces paroles font échos à celles prononcées par Jean Luc Mélenchon ce dimanche 12 février sur BFMTV qui se déclare prêt à une alliance mais qui ne veut pas « jouer la comédie » tout en fustigeant « beaucoup de posture » chez son adversaire. « Ça sent quand même la combine. Cette union qui était hier un combat […] devient une combine », a-t-il poursuivi.
Nicolas Mayart

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